Attaque de La Moneda – Santiago, Chili 1973

Tirage argentique cartoline datant de 1973
Format 20 x 29,5
Tache en haut à droite ainsi qu’au dos
Photo : Sylvain Julienne

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Description

Attaque finale du palais présidentiel de La Moneda par les troupes du Général Pinochet…
Le coup d’État a été planifié par les commandants en chef des trois armées et le chef de la police, dirigé par le général Augusto Pinochet. Il a lieu dans un contexte de crise et de forte polarisation politique, sociale et économique et a été décidé par les Etats-Unis.

Il y a eu deux coups d’état au Chili. Le premier, le Tancazo a eu lieu 3 mois plus tôt en juin 73 et tous les participants ont été emprisonnés. Tellement mal préparé que plusieurs chars qui se dirigeaient vers La Moneda, le palais présidentiel, sont tombé en panne d’essence bloquant ainsi le reste de la colonne. Le premier char s’est arrêté dans une station service et après de nombreuses manoeuvres le conducteur a réussit à placer correctement son char à côté de la pompe mais Il n’y avait pas le carburant souhaité…et l’employé de la station a expliqué qu’il se ferait renvoyer s’ils ne payaient pas et pour les centaines de litres nécessaires les militaires n’ont pu réunir la somme…ils ont demandé aux autres militaires qui attendaient derrière mais sans succés car un plein correspond à peu prés au salaire annuel d’un soldat de l’armée chilienne.Des automobilistes en retard pour le bureau ont commencé à klaxonner. L’officier responsable du char a précisé qu’ils faisaient un coup d’état et qu’il devait leur faire confiance. Ils paieraient plus tard et qu’en attendant il lui signerait une décharge. Le pompiste tout en faisant le plein se plaignait que son patron allait le renvoyer…les militaires s’inquiétaient du temps qui passait. Les conducteurs d’automobiles et des deux autres chars qui attendaient leur tour s’énervaient de cette attente et klaxonnaient… les automobilistes… car les chars n’ont pas de klaxon.
Leurs collègues putschistes se baladaient dans Santiago…testaient les résistances.
Le Général Prats a vite compris que les américains allaient être mécontents de ce boulot mal ficelé. Il allait y avoir des mutations à la CIA…on ne renvoie pas à la CIA…on mute. Allende pour la première fois s’est énervé et a envisagé de distribuer des armes aux ouvriers…puis a rejoint la gauche « Non à la guerre civile »
Le MIR demandait : la démocratisation des forces armées, le droit de vote pour les soldats et l’introduction du débat politique en leur sein….rien de cela n’a été fait…la suite on la connait…la CIA a monté la bonne équipe.